Les bienfaits de la méditation.

Ici, je voudrais plutôt partager avec vous mon expérience, comment j’ai commencé à méditer et comment j’ai appris à aimer ça. Je dis bien « apprendre à aimer ça » parce que je crois qu’une habitude comme celle de méditer quotidiennement est très difficile à tenir, notamment dans la société occidentale et mondiale en général où tout va très vite. On a beaucoup de distractions, beaucoup de choses à faire et on n’a jamais le temps.

Par ailleurs, la méditation est une activité tellement passive qu’il faut plusieurs semaines avant d’en voir les résultats, avant d’avoir l’impression de ne plus perdre son temps. Ça peut être frustrant au début mais quand on ressent enfin les bienfaits de notre pratique, c’est vraiment satisfaisant. Il faut persévérer jusqu’à ce que ça fonctionne.

Ce qui est essentiel également, c’est de bien choisir son type de méditation. Il en existe beaucoup et certains sont plus adaptés que d’autres à votre personnalité. Par exemple, il m’est très difficile de rester immobile en silence à respirer. J’ai l’impression que 5 minutes sont une éternité, je deviens énervée et impatiente. Ce qui est contreproductif. Ce qui fonctionne en revanche, ce sont les méditations guidées. Et là, 5 minutes c’est beaucoup trop court. Je peux en revanche faire 30 minutes sans problème.

Il est possible aussi de méditer en marchant, en faisant la vaisselle, en prenant sa douche. Bref, méditer, c’est pas seulement s’assoir en silence et vider son esprit, c’est aussi un style de vie qui s’intègre très bien avec le quotidien.

J’utilise une application sur mon téléphone qui s’appelle Insight Timer, qui permet d’avoir accès à des milliers de méditations différentes, on peut choisir la longueur, les objectifs et le type de méditation (musique, conférence, bol chantant etc) et ce, pour toutes les confessions religieuses. Je l’ai découverte il y a environ un mois et ça a complètement transformé mon rapport à la méditation.

Pour ce qui est des bienfaits que j’ai personnellement observés, c’est surtout une capacité plus importante à gérer mes émotions. Surtout les émotions négatives. J’ai plus de facilité à accéder au monde intérieur, à me retourner vers moi-même pour interroger ce que je ressens, pour respirer et vider ma tête. Plus je pratique, plus c’est facile.

Avant ça, quand je me sentais frustrée et mal dans ma peau, je ne savais pas trop quoi faire de moi, maintenant je sais que tout ira bien si je respire. Si je m’accorde un moment pour respirer, tout ira pour le mieux.

Ce n’est pas flagrant vu de l’extérieur mais pour moi, ça fait une énorme différence. J’ai l’impression d’avoir un abri, d’avoir un filet de sécurité. Si quelque chose se passe mal, si un évènement difficile survient, si je ne me sens pas bien, si j’ai l’impression de me perdre et de me noyer, je sais que j’ai la méditation, un endroit spirituel pour prendre soin de moi, pour apaiser mes craintes, pour cultiver la lumière de mon âme, c’est assez magique.

Je ne sais pas si on peut l’expliquer correctement avec des mots mais la méditation a vraiment changé ma vie. J’entends beaucoup de personnes dire ça et au début, je pensais qu’ils exagéraient mais c’est en fait assez proche de ce que je ressens.

Et je voudrais que tout le monde autour de moi puisse ressentir ça.

Conversations avec Dieu.

Conversations avec Dieu est un livre de Neale Donald Walsh, un américain, qui affirme avoir eu des conversations avec Dieu pendant trois années consécutives. J’ai ouvert ce bouquin, un peu intriguée. Et puis, j’ai découvert un puits de sagesse.

J’ai seulement lu le premier des trois tomes, mais ce que j’y ai trouvé est assez inestimable et je crois que même pour les non croyants, c’est un point de vue intéressant. Ça remet la religion en perspective, la manière dont on vit notre vie, dont on gère le quotidien et comment changer pour être qui on est vraiment.

Selon l’auteur, ou selon Dieu, nous sommes des créateurs, créateurs de notre vie, de qui nous sommes. Ce que nous pensons être, nous sommes. Pour créer la vie dont on rêve, ou la personne qu’on veut être, il existe trois canaux de création.

1- La pensée. 

2- La parole. 

3- L’action. 

Chacun d’entre eux émet des vibrations, à des niveaux différents, dans l’Univers et permet de créer la réalité que nous percevons. Si nous pensons qu’une situation est mauvaise, alors elle l’est. Elle le devient. Grâce à notre pensée. Si nous disons quelque chose de positif, nous diffusons une fréquence positive. Et enfin, notre réalité, notre vie se transforme grâce ou à cause de nos actions.

Pour transformer notre vie, il faut penser, parler et agir tel qu’on souhaiterait penser, parler et agir dans notre vie rêvée, dans la réalité qu’on voudrait connaître.

Prenons un exemple : si on veut avoir un mode de vie sain et faire du sport. 

Il faudrait penser : je suis sportive, je suis un corps sain, je mange des fruits et des légumes. 

Il faudrait dire : je suis active, je fais du sport tous les jours. Je mange bien, je prends soin de moi. 

Il faudrait faire ce que nous pensons et disons. 

Si ces trois choses sont en harmonie, alors nous créons la personne que nous voulons être et nous créons la vie que nous souhaitons.

Ça ressemble de près à la loi de l’attraction. Et surtout, c’est un outil formidable pour créer des actions positives dans sa vie. C’est une pratique quotidienne de prise de conscience et d’exercices mentaux, verbaux et physiques. Il faut s’entraîner jusqu’à ce que ça devienne une seconde nature.

Il me semble alors que, même si on parle de Dieu dans ce livre, tout le monde peut s’y retrouver. Et apprendre quelque chose sur soi, sur comment changer et créer sa propre réalité.

Find joy #2 : faire une liste.

En ce moment et depuis quelques semaines déjà, j’essaie de vivre ma vie en fonction de ce qui m’apporte vraiment de la joie. Je laisse tomber ce qui diminue ma joie et pratique ce que l’augmente. Je suis persuadée que c’est le meilleur moyen pour être heureuse au quotidien et parfois quand on a des moments difficiles, on peut s’appuyer sur ça pour alléger les soucis ou le fardeau qu’on porte.

Quand on parle de joie, on ne parle pas de cette tendance moderne à vouloir ressentir du plaisir à outrance, à vouloir des sensations fortes en permanence. Pas du tout. La joie pour moi, ce sont toutes ces petites choses qui me font plaisir quand je les effectue et dont le plaisir dure même une fois terminées.

Pour me rappeler que j’ai de quoi être reconnaissante et me sentir bien dans ma vie, j’ai fait une liste de tout ce qui me donne de la joie. En tout, j’en ai 36. Pour l’instant. 36 actions que je peux faire pour me donner un peu de joie et pour me réconforter quand je passe une mauvaise journée.

Voici les quinze premiers : écrire, faire du yoga, tenir un journal, éprouver de la gratitude, méditer, être en pleine nature, passer du temps avec les gens que j’aime, aider quelqu’un, prendre soin de moi, lire, cuisiner et manger sainement, écouter de la musique, m’asseoir au soleil, regarder une série que j’aime, enseigner.

Et vous, quelle est votre liste ? 

Du bonheur : un voyage philosophique.

Cet ouvrage, écrit par Frédéric Lenoir (un de mes auteurs préférés), est un essai présentant ce qu’est le bonheur tout en mettant ce concept en perspective selon les différentes religions et philosophies, depuis la naissance du bouddhisme, la philosophie ancienne gréco-romaine en passant par les Lumières et Spinoza.

Je dois dire que j’avais déjà été fascinée par certains livres écrits par cet écrivain-philosophie français et à chaque fois, ça fait écho en moi. Comme si l’Univers me mettait sur le chemin de chacun d’entre eux pour m’apprendre quelque chose au moment où j’en ai le plus besoin. Je vous conseille notamment « L’âme du monde » ou son essai sur Jésus Christ et l’évolution du christianisme à travers les siècles. C’est passionnant.

Ici, j’ai été particulièrement touchée par les philosophies bouddhistes, stoïciennes, celle de Montaigne et de Spinoza. Des pensées qui mettent en avoir la joie de vivre individuelle, le bonheur comme une recherche perpétuelle de joie, de sérénité, de paix intérieure.

Je crois profondément en Dieu, une entité omnisciente et omniprésente qui aurait créé le monde. Mais je trouve les religions monothéistes culpabilisantes et oppressantes. Et à chaque fois que j’essaie de m’y conformer, j’ai l’impression de perdre une partie de moi-même. Je sais que certaines personnes trouvent la joie dans la pratique spirituelle d’une religion dogmatique et régulée. Ce n’est pas mon cas.

En ce qui me concerne, je suis persuadée que le monde et l’Univers sont régis par des lois universelles de joie, d’amour, de cause à effet et si on veut trouver le bonheur, il faut apprendre à travailler avec ces lois-là.

Néanmoins ce que Spinoza (philosophe néerlandais juif du XVIIè siècle) explique et qui me fait l’aimer d’un amour fort fort fort, c’est que c’est à chacun de trouver ce qui est bon ou mauvais pour soi-même. Chaque personne est différente et devra apprendre à se découvrir, à se connaître afin d’élaborer sa propre définition de la joie, ce qui augmentera sa vibration ou ce qui la diminuera. On ne peut pas compter sur des règles érigées pour tous parce que nous sommes tous uniques et nous fonctionnons de manière singulière.

Ce qui nous donne la liberté, au-delà des dogmes, de choisir ce qui nous rend heureux.

Et cette joie, nous devons la cultiver. L’entretenir et la faire grandir.

 

 

Faire de son mieux.

J’ai découvert les quatre accords toltèques il y a déjà quelques années et ça a été un déclic incroyable. Ça m’a permis de remettre en perspective tout ce que je croyais sur moi-même et sur ce que je pensais vivre. Notamment le dernier accord qui a été assez révolutionnaire dans mon développement personnel.

Faire de son mieux. On vit dans une société où on pense que la perfection que nous voyons dans les médias, les magazines ou même maintenant, sur Youtube, est la réalité. Il faudrait avoir un corps parfait et une vie parfaite et si nous n’y parvenons, c’est nous qui avons un problème. C’est que nous ne sommes pas assez disciplinés, assez forts ou assez bien, que nous ne le méritons pas ou que nous sommes nuls.

Mais disons-le : c’est la société qui a un problème, ce n’est pas nous en tant qu’individu.

Dans toutes les situations de la vie, il faut faire de son mieux. Et ce mieux varie selon les jours, les circonstances, notre énergie, notre mental et notre santé.

Et si nous faisons de notre mieux mais ne réussissons pas à obtenir les résultats attendus, il est primordial de ne pas culpabiliser et d’apprécier les efforts que nous avons déjà faits. Nous ne devons pas nous faire du mal et nous punir parce que ce n’est pas aussi parfait que ce que la télé nous montre.

Faire de son mieux, c’est juste faire ce qu’on aime, faire ce qu’on pense est le mieux pour nous, avec le maximum d’implication et d’énergie (sans dépasser ce que nous devrions donner) et si ça ne fonctionne pas, c’est pas grave. On recommencera le lendemain. Et chaque jour est une opportunité pour recommencer et faire de son mieux à nouveau.

Et quand on additionne les jours, quand on additionne les efforts, on obtient des résultats époustouflants.

Faire de son mieux, c’est être soi-même et rien d’autre. Sans se donner de faux-semblants et faire des choses qui ne nous conviennent pas.

Faire de son mieux, c’est essayer de progresser chaque jour sans en demander trop mais seulement de comprendre que nous avons le droit à l’erreur, que nous pouvons nous tromper. Ça ne signifie pas que nous ne sommes pas capables.

Faire de son mieux, c’est arrêter de se flageller et commencer à s’aimer soi-même.

Faire de son mieux, c’est vivre chaque instant avec sérénité parce qu’on aura donné ce qu’on a à donner sans pression et sans stress.

Faites de votre mieux. Je fais aussi ce que je peux et ça me rend heureuse.

Patience.

La patience est une qualité que je n’ai jamais eue. J’ai toujours eu des difficultés à retenir mon enthousiasme, à savourer ce qui m’était donné, à prendre le temps pour accomplir quelque chose. J’ai toujours eu soif de tout, faim de tout et il m’était impossible d’être rassasiée. J’ai toujours tout voulu tout de suite, sans efforts, sans attendre. J’étais une enfant impatiente, et aujourd’hui encore, ça me prend beaucoup de travail et de retenue pour patienter.

Je dirais que je suis patiente avec les autres, je suis moins exigeante, je pardonne et je compatis avec ce qu’ils peuvent endurer. Je n’ai pas besoin qu’ils me donnent tout ou qu’ils accèdent à mes requêtes immédiatement. Je ne ressens pas d’urgence avec les autres.

Mais avec moi-même, c’est une autre paire de manche. Je ne m’autorise pas la patience. Je ne m’autorise pas l’erreur et je n’aime pas le temps qui passe, que je ne peux contrôler, qui me semble perdu à tout jamais.

Je n’aime pas le manque de résultats. Je les attends au premier effort, quand il en faudrait une centaine pour les voir apparaître.

Mais je me soigne. Je travaille dessus. Je dois me freiner, je dois me retenir à chaque fois, de tout laisser tomber. J’essaie d’avoir des motivations supérieures, qui n’ont rien à voir avec les résultats. Je répète la patience dans ma tête et j’essaie d’agir en conséquence. Je ne fais pas de plans, je n’ai plus d’objectifs. Je vis. Seulement. Une seconde à la fois. Un pas à la fois.

Je me dis qu’à force de me répéter d’être patiente. À force d’agir comme si je l’étais, ça viendra. Quand chaque petit moment de patience sera aggloméré ensemble, on pourra dire que je suis patiente.

Et quand chaque petit pas sera additionné, on pourra voir le chemin parcouru. Pour l’instant, je marche lentement et j’essaie d’apprécier tous les détours et les obstacles.

Energy flows.

L’énergie est un sujet de constante préoccupation chez moi. Comment avoir plus d’énergie ? Comment la conserver, la préserver et la régénérer ? Ça peut paraître bizarre mais j’ai l’impression d’avoir trop et pas assez d’énergie à la fois. J’ai mille envies, mille feux en moi qui brûlent et qui voudraient s’épanouir et pourtant, je suis épuisée.

J’essaie surtout d’apprendre à économiser mon énergie.

Je fais du yoga et de la méditation pour me régénérer.

J’écris pour me sentir vibrer.

J’enseigne pour me sentir utile.

Je lis pour m’apaiser.

Je bois du thé pour me connecter au monde.

Je prie pour voir Dieu.

J’essaie tout ce qui me donne de la joie, de l’amour, de la créativité et un peu de sérénité pour ne pas m’effondrer, lessivée.

Je dors aussi bien sûr. Environ 9h par nuit. C’est ce qu’il me faut pour tenir.

Parce que mon âme est faite d’énergie et de lumière, j’ai besoin de soleil pour me sentir existée, vivante et aimée.

I am light.

 

Construire de nouveaux accords avec soi-même.

Il y a une citation que j’adore qui dit : tu n’es pas un arbre, si tu n’aimes où tu es maintenant, bouge. Et c’est exactement comme ça que j’envisage la vie. Je ne suis pas un arbre et je n’ai pas à subir ce que je n’aime pas, je n’ai pas à vivre dans un endroit que je ne supporte pas, faire un travail qui ne me passionne pas ou traîner avec des personnes qui ne me respectent pas. J’ai le choix de vivre la vie que je veux.

Parfois, on peut se sentir coincée dans une situation difficile, qui nous semble inextricable. On a peur de quitter une personne, une situation, un travail et on finit par penser que c’est la vie et qu’on doit juste l’accepter comme c’est.

Je ne suis pas d’accord. Je suis persuadée que nous ne sommes pas sur cette Terre pour souffrir mais au contraire, pour aimer, donner, partager et être heureux. Et si notre vie est difficile, je crois qu’avec le courage, la force et la patience, on peut tout changer. Tout réaliser. Ce n’est pas facile bien sûr mais c’est faisable.

Je crois au libre-arbitre de l’être humain et à sa capacité à s’adapter et à prendre des décisions qui pourront changer le monde. L’Humanité a une force incroyable et est une énergie incommensurable. Seulement, la plupart d’entre nous n’en est même conscient. C’est la malédiction de l’être humain.

Quand je me retrouve dans une situation difficile, j’essaie de prendre des notes. Qu’est-ce qui se passe ? Pourquoi et quelles solutions je peux trouver ? Et quand j’ai éclairci ça, je mets en place un plan. Ce que je dois faire pour changer. Si je n’aime pas ma vie, je ne veux pas être condamnée à l’immobilité, à la soumission ou à la résignation. C’est beaucoup trop triste.

Nous passons tous un certain nombre d’accords avec nous-même : nos croyances, nos valeurs, nos buts, notre idéal. Certains nous poussent vers le haut et d’autres nous entraînent vers le bas. À nous d’en prendre conscience et de décider de conclure des nouveaux accords. Faites un liste des accords négatifs que vous portez en vous (je ne suis pas assez bien ou beau, assez intelligent, assez créatif etc) et prenez la décision consciente de les modifier. Entraînez-vous à les croire.

Il y a une autre phrase que j’adore : fake it until you make it. Faites semblant jusqu’à que vous y arriviez. Ça veut dire que si vous n’aimez pas votre corps, entraînez-vous à l’aimer. Faites semblant d’abord et vous verrez un jour que vous aurez changé votre manière de penser.

Le cerveau ne fait pas la différence entre ce qui est réel et ce qu’on lui fait croire. Ce qui est une formidable chance parce que ça veut dire qu’on peut le modeler tel qu’on le souhaite. Néanmoins, ça reste un muscle. Il faut s’entrainer. Tous les jours et ça prend du temps.

Mais je vous assure que c’est possible. Tout est possible. Ne restons pas immobile. Bougeons. Nous ne sommes pas des arbres.

Profiter de chaque instant.

On vit dans une société de performance. On nous apprend très tôt la valeur du travail et de la réussite sociale. On nous dit que les résultats, la destination, les objectifs atteints. On nous persuade que les actions quotidiennes sont des corvées qu’il faut balayer tant bien que mal et que les chiffres sur notre compte en banque ou la reconnaissance de nos pairs est ce qui compte vraiment.

On nous ment.

Sans cesse, je me retrouve dans un même schéma. Un schéma insidieux et terrible parce que j’ai été conditionnée pour penser comme ça. On m’a dit qu’il fallait absolument réussir et mener une vie parfaite pour être heureux, on m’a dit que tout ce qui ne rapporte pas d’argent n’a aucune valeur dans ce monde.

On m’a menti.

Et je me fixe des résultats que je ne peux pas atteindre, je regarde les chiffres et je suis satisfaite que si j’ai été productive et si j’ai réalisé la liste interminable de choses à faire. Une dizaine chaque jour. Chaque moment est dédié à une activité qui doit m’apporter quelque chose. Qui doit me rapporter, sinon j’ai perdu mon temps.

C’est tellement triste. Parce qu’on passe à côté du plus important : le moment présent, et la joie qu’on en tire.

J’ai envie de changer.

De méthode.

De simplement avoir une liste de tout ce que j’aime faire. Et de suivre cette liste pour éprouver le plus de joie possible, pour éprouver le plus d’amour, le plus de bonheur possible.

Parce que la joie est ce qu’il y a de plus précieux.

Apprécier le silence.

Il y a quelque chose de magique dans un silence. Comme un infini de possibilités, comme un milliard de particules au repos en même temps, comme un coeur qui bat s’arrêtant soudainement, comme un vide à l’intérieur de nous qui nous offrirait l’espace nécessaire pour grandir.

Le silence est un cadeau dans un monde où nous sommes constamment dans le bruit et dans l’agitation. Au Cambodge, plus que tout ailleurs. On est sollicité toute la journée, on doit être disponible et répondre à toutes les demandes. On doit courir partout, travailler dur et vite, il faut être productif, sans cesse en train de faire quelque chose, mais à moitié parce qu’on doit aussi penser, penser au passé, penser au futur et ne jamais être vraiment investi dans le moment présent.

Le silence, c’est le moment présent. C’est une respiration, c’est une pensée envoyée à l’Univers, c’est une prière douce et chaleureuse. C’est un instant de joie et de recueillement.

Le silence, c’est la solitude. Une solitude qui fait du bien, qui nous régénère, qui exacerbe la joie que nous éprouvons à passer du temps avec nous-même et ensuite, avec les autres. C’est la beauté d’avoir une âme et de la faire exister, la faire respirer, de la faire vibrer et battre à l’unisson avec le monde.

Le silence, c’est la beauté du monde, contenu dans une absence de bruit. C’est la beauté en nous, c’est le monde. C’est Dieu qui nous parle. Le silence, c’est la vie qu’on observe, qu’on aime pour ce qu’elle est et non ce qu’on voudrait qu’elle soit. Le silence, c’est le pouls de la Terre.

Le silence.