L’amour, c’est simple.

Bon, mon titre est un peu mensonger. L’amour n’est pas si simple. C’est même très compliqué et ce, à cause de notre conditionnement culturel, de notre éducation, de la vie, de la complexité de l’être humain.

Je dirais que, tomber amoureux est simple. Souvent, on ne s’y attend même pas, on ne le recherche même pas. Mais on tombe dedans comme Obelix dans la potion magique. Et c’est magique. Les papillons, le coeur qui bat, cette impression d’être vivant et de vibrer en osmose avec les énergies d’une autre personne. Cette douceur, ce remède sur nos âmes. C’est fantastique. Oui, l’amour, c’est beau. Pur. Et simple.

Ce qui est compliqué, finalement, c’est de construire une vie à deux, une relation de couple durable, qui nous apporte toujours du bonheur après 2, 3, 5, 15 ou 40 ans ensemble. Avoir une relation harmonieuse dans laquelle on ne se fait pas du mal et dans laquelle on se sent épanoui, nous-même, sans attente et sans jugement. Ça, c’est plus difficile.

Pourtant, certaines personnes réussissent, c’est donc possible.

Voici, selon moi, les 3 éléments indispensables pour réussir une relation de couple, voire les relations humaines en général.

1. le respect mutuel

Le respect, ça veut dire : pas de contrôle. Mon conjoint/e/ n’essaye pas de contrôler qui je suis, ni ce que je fais. Il/elle n’essaye pas de me changer ou de me « sublimer » (expérience vécue). Je suis parfait/e/ et je suis déjà la personne que je devrais être. Si on cherche à me changer, c’est qu’on est tombé amoureux d’une fantaisie, d’un fantasme qui n’existe que dans la tête de l’autre mais qui n’est pas la réalité.

On doit accepter de regarder la réalité en face et voir les défauts des autres tout en continuant à les aimer. C’est à prendre ou à laisser.

Si on veut contrôler une autre personne, c’est un manque de respect envers elle puisqu’on considère qu’elle n’est pas capable de prendre sa vie en main, qu’elle ne peut pas diriger sa vie, son comportement, ses actions et qu’elle a besoin de nous.

C’est irrespectueux et arrogant. Parce que nous pensons que nous sommes meilleurs, et que nous pouvons faire mieux.

Pas de contrôle. Pas de jugement.

Seulement du respect.

2. l’indépendance

Peut-être que j’aurais dû mettre ça en première position. L’indépendance est primordiale dans un couple. Ça veut dire quoi ? On doit être capable de se rendre heureux sans l’aide de l’autre. On doit pouvoir sortir, voyager, travailler, ressentir de la joie sans avoir besoin de notre conjoint/e/ à nos côtés.

Je parle ici d’indépendance physique autant que d’indépendance émotionnelle.

Bien sûr, quand on est séparé, on a le droit de se manquer, de se dire qu’on s’aime mais on ne doit pas tomber dans le misérabilisme, arrêter de vivre, de manger et pleurer en attendant le retour de l’autre.

On doit avoir confiance, être patient et continuer à être soi-même. On était une entité pleine et entière avant l’arrivée de cette personne et on doit continuer à l’être.

Et bien sûr, il faut respecter l’indépendance de l’autre aussi.

3. la communication

Communiquer est à la base de toute relation humaine. Exprimer ses inquiétudes, ses émotions, ses ressentis sans jamais être jugé, ça permet de faire grandir la confiance et l’amour entre deux personnes. Sans ça, on ne parvient jamais à se comprendre et alors, c’est le début des problèmes.

C’est encore plus vrai quand vous êtes dans un couple mixte, avec deux cultures et deux langues maternelles. Et c’est encore plus vrai quand aucun des deux conjoints ne parle correctement la langue de l’autre.

Donc, ça force à être précis, concis, clair et le plus expressif possible.

On tourne trop souvent autour du pot ou ne dire que la moitié de ce qu’on ressent vraiment. Mais ce n’est pas ça la communication. Il faut aller jusqu’au bout sinon on garde des rancoeurs et des incompréhensions.

Et il faut accepter qu’on arrivera jamais à connaître l’autre par coeur, qu’il y aura toujours quelque chose qui nous échappera et qu’il faudra ajuster en permanence, faire des compromis et aller de l’avant.

Je vois le couple comme une équipe de foot. Chaque joueur a une position spéciale avec un rôle qui lui est propre. Chacun d’entre eux est une personne à part entière avec des compétences et une personnalité différentes des autres. Pourtant, ils arrivent à jouer ensemble, dans la solidarité, le soutien, le respect pour avancer dans la même direction.

C’est exactement pareil pour le couple.

Parfois, il y en a un qui va à droite et l’autre à gauche mais à la fin de la journée, on se retrouve au milieu. Près du but. Ensemble.

Peu importe ce qu’il se passe dans nos vies, les problèmes, les échecs, les imprévus, à la fin de la journée, il y a cette bulle d’amour, de sécurité, de confiance, de joie qui nous permet de souffler et de reprendre des forces. Ce n’est pas toujours facile mais ça en vaut la peine, non ?

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Qu’en pensez-vous ?

I love Sundays.

J’adore le dimanche. C’est le jour de la semaine que je préfère, surtout quand il pleut comme aujourd’hui. J’entends le bruit de la pluie marteler le toit, je regarde le balcon inondé, je pense à la France et je me fais un thé brûlant.

Il fait chaud ici, et humide. Une saison des pluies normale au Cambodge. Je reste à la maison. Ne pas sortir et juste apprécier le calme de son cocon.

Le dimanche, tout est possible. Je peux me reposer, dormir jusqu’à pas d’heures, manger ce qui me fait plaisir, boire du thé à outrance, regarder des films ou écrire. Lire un bon livre. Faire une séance de yoga. Faire la sieste ou juste nettoyer mon quotidien de fond en comble.

Le dimanche, c’est le jour où on n’attend rien de moi. Je ne sors pas, je ne réponds pas toujours aux messages, je profite d’un peu de solitude bien méritée et je suis à l’écoute.

Le dimanche, c’est le jour où je ne culpabilise pas pour ce que je mange, pour ce que je fais, pour ne pas réaliser mes rêves, ce jour-là, précisément, je me laisse vivre et je me fiche de ce que l’avenir me réserve, je veux seulement rester en pyjama, dans mon lit et apprécier la lenteur des secondes qui passent.

Le dimanche, c’est juste pour moi.

Le temps est notre ami.

Connaissez-vous la chanson de Keny Arkana « Gens pressés » ? (vous pouvez l’écouter ici). Elle dit : « Hello, Hello gens pressés, la tête dans l’assiette ! Une vie entière à regarder par la fenêtre, à rêver en silence d’une autre vie, d’un autre soi alors l’oubli de soi fera l’affaire mais dans l’esprit tous les soirs sera de la fête, l’angoisse et les cris étouffés par le paraitre, des noeuds dans la tête, les poignets liés, héritiers du mal-être, brise tes chaines ! »

Cette chanson me parle beaucoup parce qu’elle représente ce que j’ai toujours essayé de faire. Je voulais toujours tout, tout de suite, j’allais à fond la caisse, je voulais vivre mes rêves mais je les rêvais en silence parce que je n’avais pas le courage, j’étais angoissée et stressée. Et quand je n’en pouvais plus, je me réfugiais dans la nourriture. Je ne me posais absolument pas les bonnes questions. Je me laissais porter par la vie ou par les autres au lieu de prendre les rênes et de conduire mon existence telle que je la souhaitais.

Depuis l’enfance, j’attendais le bon moment pour vivre. À dix ans, je voulais en avoir dix-sept. À 17 ans, j’en voulais 25 et maintenant ? Le temps était mon ennemi juré. Il passait trop lentement. Il ne me permettait pas de faire ce que je voulais. Alors je courais après lui. Je le cherchais. En vain.

Le temps n’est pas notre ennemi. Au contraire, il travaille en notre faveur si on le laisse faire. Si on est patient et persévérant, il nous offre ce que nous souhaitons le plus. Il nous accompagne, nous chouchoute, ralentit ou accélère au besoin.

Souvent, on dit : « je n’ai que 24h dans une journée » en souhaitant toujours plus. Mais 24h, c’est amplement suffisant si on l’utilise à bon escient. Nous n’avons pas besoin d’arrêter de dormir, de manger ou de passer du temps avec ses amis. On a tout le temps nécessaire pour réaliser sa vie, ses rêves et ses projets. On a du temps pour profiter de sa famille et de ses amis, de son conjoint ou de ses enfants. On a le temps de faire du sport. D’écrire, de peindre, de dessiner. De créer quelque chose.

C’est une question d’aménagement et de choix, de priorités.

1. Se lever plus tôt. C’est la solution que j’ai trouvée pour avoir le temps de me concentrer sur ce qui me fait du bien. Je n’aime pas me brusquer le matin. Alors je me lève pour avoir le temps de boire un café et écrire.

Certains préfèrent le faire le soir. Moi, je finis à 20h tous les soirs donc je me douche, je mange et je vais au lit avec un bon roman. Je ne veux pas me prendre la tête quand je suis fatiguée par ma journée de travail.

2. Optimiser son temps. Par exemple, si on n’a pas le temps de faire du sport, on peut aller au travail en vélo ou à pied. C’est ce que moi, je fais. Ma motivation pour faire du sport est proche de zéro alors c’est vraiment un moyen facile pour se bouger.

Peu importe ce que vous voulez accomplir, ça fonctionne aussi. Si vous prenez le métro, vous pouvez utiliser votre téléphone pour écouter des émissions de radio, apprendre quelque chose, écrire,…

3. Faites une liste de priorités. Si vous avez dix projets en même temps, vous aurez tendance à vous disperser et à vous sentir frustré de ne pas avancer. Vous n’aurez pas le temps de faire tout ce que vous voulez parce que vous êtes trop exigeant.

Moi, j’ai en ce moment trois projets principaux : ce blog, mon roman et l’apprentissage de la langue khmère. Mais je sais que si je n’ai pas le temps, le khmer saute facilement (mais j’ai deux cours par semaine que je ne rate jamais). Écrire est ma priorité.

Il y a aussi des choses qu’on peut couper qui ne sont pas tout à fait essentielles, comme la télévision ou les réseaux sociaux qui sont chronophages. Ça permet de gagner du temps libre pour réaliser ses rêves ou pour ce qui compte vraiment.

Je ne dis pas de les éliminer mais de ralentir. Je sais qu’on peut passer facilement 1h ou 2 sur Facebook si on ne fait pas attention. Je le sais parce que ça m’arrive aussi bien sûr. Et pourtant, ce temps-là nous serait très utile pour faire autre chose.

4. Chronométrer son temps. Je vous donne ce conseil mais je ne le suis pas du tout. Je n’aime pas du tout ça, j’ai l’impression que ça bâillonne ma créativité. Mais ça peut être une solution quand on manque de temps.

Si vous avez seulement 1h ou 30 mn par jour à accorder à vos projets, vous pouvez découper votre temps. 15 minutes par ci, 15 minutes par là. Même si ça vous paraît peu, au moins, vous avancez et vous continuez à travailler vers vos objectifs.

La gestion de son temps est essentielle si on veut atteindre des objectifs précis, ça permet de savoir où on va et comment y aller. Le temps n’est pas contre nous si on l’utilise bien.

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Qu’en pensez-vous ?

La voix de la connaissance : comment la faire taire ?

Don Miguel Ruiz est un chaman toltèque très populaire, qui a écrit notamment l’ouvrage « Les quatre accords toltèques » ou encore, « La maîtrise de l’amour ». C’est un auteur que j’aime beaucoup parce qu’il utilise des exemples concrets et des techniques pratiques que tout le monde peut appliquer dans son quotidien. On n’a absolument pas besoin d’être un grand maître spirituel ou un chaman pour pouvoir comprendre et intégrer ses concepts dans nos vies.

Aujourd’hui, je voudrais vous parler de la voix de la connaissance, dont il parle dans chacun de ses livres mais plus particulièrement dans « La voix de la connaissance : un guide pratique vers la paix intérieure ».

La voix de la connaissance, c’est quoi ?

C’est cette voix dans notre tête qu’on entend, qui nous juge, nous condamne, nous fait douter, nous susurre des choses horribles tout au long de la journée. Ce n’est pas une voix sympathique, empathique ou amicale. Selon Don Miguel Ruiz, ce que nous entendons, c’est un ange déchu qui parle fort, qui nous dit ce que nous devons savoir, ce qui est vrai ou faux et à qui nous faisons confiance.

Le problème, c’est que cette voix nous raconte des mensonges. Le premier mensonge selon l’auteur, c’est de croire que nous ne sommes pas parfaits. Que nous ne sommes pas ce que nous devrions être. C’est faux. Nous sommes exactement ce que nous devrions être et nous sommes parfaits. Cette perfection que nous recherchons n’existe pas et est une fausse image que nous nous sommes créée. C’est donc un mensonge.

Pour faire vivre le mensonge ou la vérité, la Foi est primordiale.

« Si nous croyons que nous échouerons, nous échouerons, parce que tel est le pouvoir, telle est la magie, de notre foi » (p36).

Alors que faire ? 

Changer le focus de notre Foi. Au lieu de croire des mensonges, il faut croire en la vérité.

C’est quoi la vérité ? 

Nous sommes parfaits. Nous naissons parfaits et nous grandissons parfaits. Nous sommes le produit de la création et nous avons le pouvoir de créer notre vie, une vie sur-mesure telle qu’on l’imagine dans notre esprit. Vous écrivez votre propre histoire.

Nos sentiments sont plus vrais que la voix de la connaissance. Il faut apprendre à faire confiance à nos émotions et ne pas culpabiliser de les ressentir.

Avoir foi en la vie, en soi-même, sans raison.

Nous sommes libres.

Nous sommes amour.

Techniques pour recouvrer la vérité.

  1. Les quatre accords toltèques. Ayez une parole impeccable. Ne prenez rien personnellement. Ne faites pas de suppositions. Faites de votre mieux.
  2. Le flow. L’auteur n’en parle pas dans ces termes mais il explique que quand on est passionné et concentré sur ce que nous sommes en train de faire, la voix s’arrête et nous sommes enfin complètement qui nous sommes.
  3. L’outil principal et indispensable de la vérité, c’est l’amour. Et avec cet amour pour soi et pour les autres, on peut ajouter le respect et la joie.
  4. Faites de chaque action un rituel d’amour pour vous-même. Arrêtez de penser et ressentez l’amour à chaque action que vous effectuez, que ce soit manger, marcher, travailler, faire les tâches ménagères, jouer. Ça n’a pas d’importance.

Au début, ces techniques sont difficiles à mettre en place mais au fur et à mesure, la voix se fait moins forte et l’amour plus puissant. C’est à ce moment-là qu’on peut être vraiment soi-même.

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Qu’en pensez-vous ?

UNE habitude à adopter pour vivre simplement.

Simplifier ma vie, c’est un peu le combat que je mène tous les jours. C’est un objectif après lequel je cours depuis très longtemps. J’ai toujours l’impression d’être constamment sollicitée, d’être dans une spirale infernale où je n’ai pas d’emprise sur le temps, les évènements, ma vie.

Pour simplifier sa vie, j’ai déjà parlé du minimalisme, qui est plutôt pour moi une simplicité extérieure. Mais la vie peut être très compliquée et chaotique dans notre tête aussi. Et pour résoudre ce problème, j’ai moi-même mis en place une habitude très simple :

Faire une seule action à la fois. Ça, c’est THE habitude. Vraiment la meilleure habitude que j’ai prise. Comme beaucoup de personnes de ce monde moderne, j’ai tendance à avoir mille choses à faire à la minute. J’écris, je checke mes emails, je réponds aux messages, en même temps. Je mange et je regarde une vidéo à la fois. Je suis avec mon entourage mais j’ai le nez rivé sur mon téléphone. On est beaucoup à le faire et on ne se rend pas compte qu’on passe à côté du moment présent et qu’on surexpose notre cerveau, qui doit analyser des millions d’informations. Au final, on n’est jamais concentré, toujours distrait.

Réaliser une seule tâche, c’est se recentrer sur l’instant présent et y être engagé complètement. Être capable de rester concentrer pendant des heures sur un travail, un projet ou une activité sans se laisser distraire par les messages, les emails, les réseaux sociaux. S’arrêter une minute quand une personne nous parle, pour l’écouter vraiment et lui répondre vraiment.

Pour moi, c’est surtout quand j’écris. J’éteins mon téléphone, je coupe internet et je ne fais que ça. Ça simplifie beaucoup et ça permet d’être beaucoup plus productif.

Quand je mange, je mange. Quand j’écris, j’écris. Quand je lis, je lis. Et quand je veux faire un tour sur les réseaux sociaux ou répondre à un message, je m’y consacre vraiment. Sans faire mille activités annexes qui vont me donner l’impression de me noyer dans les informations et dans les tâches à effectuer.

En général, quand je vis une journée à grande vitesse, avec beaucoup de choses à faire, avec mille actions à réaliser à la minute, à la fin, je me sens complètement épuisée et vidée de mon énergie. Cette fatigue n’est pas saine, parce qu’elle n’est pas naturelle. Ce sont les nerfs qui nous tiennent debout, et quand la tête touche l’oreiller, on peine à trouver le sommeil.

Alors que si on utilise chaque moment pour une seule activité, on sera plus productif, plus attentif et plus satisfait. À la fin de la journée, le repos sera mérité et on aura gagné le droit à une bonne nuit de sommeil.

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Et vous ? Avez-vous déjà essayé ? Avez-vous vu une différence ?

Phnom Penh.

Phnom Penh is magic. Je sais que beaucoup de personnes que je rencontre disent ne pas aimer cette ville mais moi, je l’adore. Et c’est chez moi maintenant et je ne peux m’empêcher de ressentir de la tendresse pour elle et pour tout ce qu’elle représente : l’énergie, la volonté de s’en sortir et le sourire.

2 règles pour apprendre à gérer ses émotions.

L’être humain est une boule d’émotions. Intérieurement, il y a des noeuds, une complexité sans nom et si vous êtes comme moi, on vous a appris à être très pudique et à ne pas trop montrer ce que vous ressentez.

Je pense que pour une grande partie de ma vie, j’ai essayé de gérer mes émotions, les joies comme les peines. Et quand je dis « gérer », je veux dire « contrôler » pour les faire rentrer dans mon corps trop étroit, dans mon coeur trop serré, dans mon âme étriquée.

Contrôler ses émotions, c’est ce qu’on nous enseigne depuis l’enfance, c’est comme ça qu’on est éduqués et valorisés. Les parents et l’école essayent de nous formater, de nous conditionner pour que nos émotions ne prennent pas trop de place. Et même si sur le papier, ça peut paraître une bonne chose, je pense que ce n’est pas la bonne méthode.

1) Ne pas chercher à contrôler ses émotions.

On ressent des émotions pour une raison. Et pour pouvoir les gérer pacifiquement et avec bienveillance, il faut d’abord apprendre à les ressentir pleinement. Si on veut rire, sourire, sauter, danser,  alors soit. Pourquoi s’en priver ? La joie est une émotion naturelle et positive mais la plupart des gens ne s’autorise pas à la vivre pleinement. Il ne faut surtout pas rire trop fort parce que le monde nous regarde. Mais on passe à côté d’une partie de nous-mêmes et d’un moment si agréable.

C’est pareil avec la tristesse. Pour nous, pleurer est un signe de faiblesse, c’est une honte, c’est un abandon de soi qu’on ne se permet pas. Mais je crois qu’il n’y a rien au monde qui ne fasse plus de bien que de pleurer quand on est triste. C’est une réaction naturelle et un remède pour les plaies du coeur. Et on s’en prive.

Il faut vivre ses émotions pleinement. Les bonnes comme les mauvaises.

2) Prendre de la distance et analyser la racine du problème. 

Ressentir pleinement ses émotions ne veut pas dire qu’on doit tyranniser nos proches quand on est en colère ou laisser nos émotions prendre le contrôle de nos vies. Sinon, il y a de fortes chances qu’on se mette tout le monde à dos et qu’on soit obligé de se barricader à la maison pour ne plus jamais en sortir.

Non, le but de ressentir pleinement ses émotions, c’est de trouver la source de ce que nous ressentons, surtout quand celles-ci sont négatives. Ça peut être une angoisse sous-jacente, un mal-être, une mise en danger, une remise en question de notre identité, nos cultures, nos croyances, la peur du jugement. Je crois que toutes les émotions négatives se nourrissent de notre peur d’une manière ou d’une autre. Des peurs qui sont parfois inconscientes.

Alors comment faire ?

– Ressentir. Laissez l’émotion envahir son coeur et prenez conscience de sa présence en vous. Prenez un moment pour vous, seul, sans influence et bruit extérieurs. Ressentez simplement.

– Respirer. Profondément. Ça permet de calmer un coeur qui s’emballe, d’avoir un esprit plus clair et plus prompte à réfléchir à ce qu’il se passe.

– Désamorcer. Comme le dit Matthieu Ricard, il n’est pas question de réprimer ses émotions mais vraiment, comme une bombe sur le point d’exploser, de les désamorcer. Il propose une technique qui fonctionne bien, c’est de se poser les questions suivantes :

De quelle couleur est mon émotion ? Quelle est sa forme ? Où se trouve t-elle? Comment existe t-elle ?

Et quand on y réfléchit un peu, on s’aperçoit de la vacuité de l’émotion, elle n’a ni forme, ni couleur, ni existence propre. C’est notre esprit qui la nourrit et nous pouvons choisir d’arrêter de le faire.

–  Comprendre. Comprendre la source du problème permet de mieux prévenir l’apparition de cette émotion pour les prochaines fois.

Il m’est arrivé d’être en colère contre mon copain pour des futilités et je me suis aperçue que je me sentais en danger, que j’avais l’impression que mon identité et ma culture étaient toutes deux en danger. Parce qu’il est khmer et que nous avons des disparités profondes.

Quand j’ai compris ça et quand j’ai vu qu’il n’essayait pas de contrôler qui j’étais ni de me changer, j’ai mieux accepté cette différence et mes colères sont beaucoup plus rares.

C’est primordial de comprendre d’où viennent nos émotions, quelles sont les causes, les éléments déclencheurs. Sinon, on en sera toujours esclave. Et ça, ce n’est pas acceptable.

Si votre émotion est causée par une autre personne, c’est aussi bien d’essayer de communiquer.

Il y a parfois des émotions qu’on peut gérer seul et d’autres qui nécessitent une discussion à coeur ouvert avec notre entourage. Exprimer ce qu’on ressent et écouter la perspective de l’autre, ça peut faire partie d’un processus de désamorçage. On se comprend mieux alors on s’accepte mieux.

Personne ne détient de vérité absolue, il y a seulement des vérités relatives qui dépendent de chaque individu. Nous vivons chacun dans notre bulle, dans notre histoire et nous ne voyons que ce que nos yeux et notre coeur nous permettent de voir. Sans prendre en compte les autres.

Dans tous les cas, soyez bienveillants et doux envers vous-mêmes et ce que vous ressentez. Faites-vous du bien et acceptez-vous sans jugement ni critique.

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Et vous, comment « gérez »-vous vos émotions ?

Faites vibrer l’Univers avec vous !

Je crois aux énergies. À l’énergie qui régit cette Terre, cette Galaxie et toutes les autres, les lois gravitationnelles, les énergies dégagées par les arbres, les plantes, le sol, les montagnes, les marées, les volcans, les séismes. Bref, la nature.

Je crois aux énergies de notre corps physique, mental et émotionnel.

On dégage tous une énergie qu’elle soit positive ou négative mais on est comme une antenne radio qui enverrait des ondes et des informations dans l’Univers. On a tous déjà rencontré des personnes autour desquelles on se sent bien, heureux et apaisé. On a tous déjà rencontré des personnes qui nous ont mis mal à l’aise sans qu’on ne sache pourquoi.

Ce sont simplement les énergies des autres qui nous affectent autant que notre énergie les affecte aussi.

Pourquoi je parle de ça ?

Je crois que dans la société d’aujourd’hui, il y a une grande tendance à la victimisation. Oh, j’ai eu tel problème, je n’ai pas de chance, je ne comprends pas pourquoi le sort s’acharne sur moi, c’est la loi de l’emmerdement maximum, c’est la faute du gouvernement, la faute de cette autre personne et moi, je suis une pauvre victime à qui on demande de supporter tous les problèmes du monde. 

Je pense qu’on est responsable de sa vie. Bien sûr qu’il y a des évènements qu’on ne contrôle pas mais dans ce cas-là, il faut lâcher prise. Ça ne sert à rien de râler et de se plaindre. En revanche, on peut très bien contrôler nos émotions et notre attitude.

Comment font les personnes qui vivent des choses atroces (génocide, viol, guerre, torture etc) et continuent malgré tout de vivre et d’avancer ? Parfois, ces personnes semblent plus heureuses que le reste du monde. Pourquoi ? Parce qu’elles ont compris que leur attitude et leurs pensées étaient la clé du bonheur et que les évènements qu’elles avaient affrontés échappaient à leur contrôle.

La pensée positive et les attitudes positives boostent notre énergie et envoient des messages positifs aux gens et à l’Univers. 

Et on attire forcément des personnes ou des évènements qui vibrent sur la même fréquence que nous. Si vous avez une énergie positive, de bonnes choses vous arriveront. Si votre énergie est négative, vous attirerez les problèmes, les maladies, les personnes toxiques. Si vous êtes constamment en état de manque, vous attirerez le manque.

Par exemple, si vous avez l’impression que vous manquez d’argent, alors l’Univers vous donnera encore moins d’argent. Le manque attire le manque, l’abondance attire l’abondance.

Si vous essayez de vous sentir heureux, d’apprécier ce que vous avez déjà et d’être reconnaissant envers la Vie, l’Univers ou Dieu pour tout ce que vous avez déjà et tout ce qu’il vous donne, alors vous obtiendrez toujours plus. Pas instantanément mais dans les semaines ou les mois qui viennent.

On dit souvent : « si tu pars défaitiste, tu n’y arriveras pas. C’est même pas la peine d’essayer ». C’est exactement le même principe. Si on se sent riche, on le deviendra, si on se sent victorieux, on le sera.

Les énergies de joie et de bonheur sont importantes. Pour notre bien-être, pour la réussite de nos projets, pour notre vie.

Arrêtons de ressasser le passé.

Nous, les êtres humains, on passe un temps infini à ressasser le passé. À se culpabiliser, à s’autoflageller pour quelque chose qu’on a fait, dit ou justement le contraire, des choses qu’on aurait voulu faire mais pour lesquelles on a jamais eu le courage. Notre petite voix intérieure nous crie dessus, impitoyable, que nous sommes bêtes et nuls, que nous ne sommes pas assez intelligents. Elle nous dit qu’on aurait dû faire d’autres choix, prendre d’autres chemins et ainsi, on aurait perdu moins de temps.

C’est un comportement assez naturel et des pensées que tout le monde connait. Mais quand on prend un peu de recul, une seule conclusion nous vient à l’esprit :

C’est complètement inutile.

Peut-on changer le passé ? Non.

Peut-on modifier ce qu’on a dit, fait ou manquer de faire ? Non.

Est-ce que ça nous apporte du bonheur d’y penser ? Non.

Alors, c’est vraiment, totalement inutile.

Repenser au passé n’a qu’un seul intérêt : en tirer des leçons pour agir autrement dans le moment présent, dans le futur et construire une meilleure vie, devenir une meilleure personne. Mais pour faire ça, il faut avoir une relation saine avec son passé, ne pas être trop dur envers soi-même, essayer de prendre de la distance pour analyser ce qui s’est passé et aller de l’avant.

Je pars du principe que chaque détour, chaque obstacle, chaque chute et échec que j’ai eu dans ma vie m’a aidée à devenir la personne que je suis et j’en suis très contente.

Je me dis aussi qu’on fait du mieux qu’on peut, avec les ressources, les solutions qui se présentent à nous à cet instant. Le passé est parfait, il ne pouvait pas en être autrement. Il faut lâcher prise et accepter ce qui nous a construits, ce qui nous a rendus plus forts.

Continuer d’y penser ne nous sert qu’à rester bloqués et à ne pas aller de l’avant. Ressasser des mauvais souvenirs nous fait du mal. Il faut faire la paix avec soi-même, avec son passé.

Soyez doux et gentil envers vous-même comme vous le seriez avec vos amis, vos enfants, vos proches en général. Maintenant que le passé est passé, c’est le futur qu’il faut construire. Et ce futur, si on veut qu’il soit beau, il faut se concentrer sur l’instant présent.

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Qu’en pensez-vous ?

Minimalisme.

Le minimalisme est un concept et un phénomène social très à la mode depuis quelques années. Il s’agit de se défaire de ce dont on n’a pas besoin, de ce qui n’apporte pas de valeur ajoutée dans notre vie et de faire attention à notre consommation. Le but étant de consommer responsable, durable, de bonne qualité plutôt qu’en grosse quantité.

Le minimalisme est quelque chose qui m’attire beaucoup. C’est pour moi un moyen de vivre dans la simplicité (non pas dans le dénuement ou dans l’ascèse), de me concentrer sur ce qui compte vraiment, de réfléchir avant de consommer parce que c’est bon pour la planète et le porte-monnaie.

Ces derniers mois, j’ai pris conscience que, depuis mon arrivée, au Cambodge, j’ai un peu consommé n’importe comment et j’ai eu tendance à accumuler beaucoup de choses inutiles. Notamment parce que le coût de la vie ici est très bas et que mon salaire me permet de me faire plaisir.

Néanmoins, si je veux vivre en accord avec mes valeurs et en accord avec qui je suis vraiment, je dois admettre que ça ne me convient pas. J’ai toujours détesté dépendre d’un objet, dépenser de l’argent pour des futilités, et avoir l’impression d’être encombrée me donne beaucoup d’anxiété et de mal-être.

Voilà ce que j’ai fait pour essayer d’avoir une vie plus minimaliste :

Le tri. Dans mes vêtements, dans mes objets, dans mon ordinateur. J’ai donné des vêtements à une association cambodgienne, j’ai jeté aussi tout ce que je ne pouvais pas donner. J’ai mis à la poubelle beaucoup beaucoup de dossiers numériques.

Le vélo. J’ai acheté un vélo et j’ai vendu mon scooter. Pour une vie plus minimaliste, plus verte et plus active.

Internet. J’essaie de garder l’utilisation de mon téléphone et d’internet le plus minimaliste possible. C’est vraiment très difficile. Les réseaux sociaux sont réduits au minimum et j’essaie de m’accorder du temps hors connexion aussi.

La nourriture. C’est le changement le plus difficile et je n’en suis pas encore satisfaite mais le but serait de consommer des produits non-transformés de bonne qualité. J’achète déjà mes fruits et légumes dans un magasin bio mais je mange encore beaucoup de cochonnerie.

J’aimerais bien par exemple abandonner le café mais c’est très compliqué. J’adore le goût, j’adore cette habitude.

La consommation. J’essaie de faire attention à ce que je consomme, de me raisonner mais ce n’est pas toujours simple. Surtout si on lâche le fauve dans une librairie. Je ne suis pas une super fan de shopping heureusement pour moi et je n’achète pas à tort et à travers donc ça va. Mais c’est vrai que j’ai du mal à voir l’impact de ma consommation sur l’environnement et sur mon porte-monnaie. J’ai essayé de tenir un budget mais comme au Cambodge, il y a deux monnaies (dollars et riels), c’est très compliqué avec le taux de change pour savoir combien on dépense exactement.

J’essaie en tout cas.

Le but ce n’est pas d’être parfait. C’est juste de se donner de l’espace pour être qui on veut être sans être perturbé par l’avoir, par le côté matérialiste mais c’est important de se sentir bien chez soi, de se sentir bien avec qui on est, en accord avec ses principes.

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Qu’en pensez-vous ? Vous aussi aimeriez-vous avoir une vie plus minimaliste ?