Energy flows.

L’énergie est un sujet de constante préoccupation chez moi. Comment avoir plus d’énergie ? Comment la conserver, la préserver et la régénérer ? Ça peut paraître bizarre mais j’ai l’impression d’avoir trop et pas assez d’énergie à la fois. J’ai mille envies, mille feux en moi qui brûlent et qui voudraient s’épanouir et pourtant, je suis épuisée.

J’essaie surtout d’apprendre à économiser mon énergie.

Je fais du yoga et de la méditation pour me régénérer.

J’écris pour me sentir vibrer.

J’enseigne pour me sentir utile.

Je lis pour m’apaiser.

Je bois du thé pour me connecter au monde.

Je prie pour voir Dieu.

J’essaie tout ce qui me donne de la joie, de l’amour, de la créativité et un peu de sérénité pour ne pas m’effondrer, lessivée.

Je dors aussi bien sûr. Environ 9h par nuit. C’est ce qu’il me faut pour tenir.

Parce que mon âme est faite d’énergie et de lumière, j’ai besoin de soleil pour me sentir existée, vivante et aimée.

I am light.

 

Construire de nouveaux accords avec soi-même.

Il y a une citation que j’adore qui dit : tu n’es pas un arbre, si tu n’aimes où tu es maintenant, bouge. Et c’est exactement comme ça que j’envisage la vie. Je ne suis pas un arbre et je n’ai pas à subir ce que je n’aime pas, je n’ai pas à vivre dans un endroit que je ne supporte pas, faire un travail qui ne me passionne pas ou traîner avec des personnes qui ne me respectent pas. J’ai le choix de vivre la vie que je veux.

Parfois, on peut se sentir coincée dans une situation difficile, qui nous semble inextricable. On a peur de quitter une personne, une situation, un travail et on finit par penser que c’est la vie et qu’on doit juste l’accepter comme c’est.

Je ne suis pas d’accord. Je suis persuadée que nous ne sommes pas sur cette Terre pour souffrir mais au contraire, pour aimer, donner, partager et être heureux. Et si notre vie est difficile, je crois qu’avec le courage, la force et la patience, on peut tout changer. Tout réaliser. Ce n’est pas facile bien sûr mais c’est faisable.

Je crois au libre-arbitre de l’être humain et à sa capacité à s’adapter et à prendre des décisions qui pourront changer le monde. L’Humanité a une force incroyable et est une énergie incommensurable. Seulement, la plupart d’entre nous n’en est même conscient. C’est la malédiction de l’être humain.

Quand je me retrouve dans une situation difficile, j’essaie de prendre des notes. Qu’est-ce qui se passe ? Pourquoi et quelles solutions je peux trouver ? Et quand j’ai éclairci ça, je mets en place un plan. Ce que je dois faire pour changer. Si je n’aime pas ma vie, je ne veux pas être condamnée à l’immobilité, à la soumission ou à la résignation. C’est beaucoup trop triste.

Nous passons tous un certain nombre d’accords avec nous-même : nos croyances, nos valeurs, nos buts, notre idéal. Certains nous poussent vers le haut et d’autres nous entraînent vers le bas. À nous d’en prendre conscience et de décider de conclure des nouveaux accords. Faites un liste des accords négatifs que vous portez en vous (je ne suis pas assez bien ou beau, assez intelligent, assez créatif etc) et prenez la décision consciente de les modifier. Entraînez-vous à les croire.

Il y a une autre phrase que j’adore : fake it until you make it. Faites semblant jusqu’à que vous y arriviez. Ça veut dire que si vous n’aimez pas votre corps, entraînez-vous à l’aimer. Faites semblant d’abord et vous verrez un jour que vous aurez changé votre manière de penser.

Le cerveau ne fait pas la différence entre ce qui est réel et ce qu’on lui fait croire. Ce qui est une formidable chance parce que ça veut dire qu’on peut le modeler tel qu’on le souhaite. Néanmoins, ça reste un muscle. Il faut s’entrainer. Tous les jours et ça prend du temps.

Mais je vous assure que c’est possible. Tout est possible. Ne restons pas immobile. Bougeons. Nous ne sommes pas des arbres.

Profiter de chaque instant.

On vit dans une société de performance. On nous apprend très tôt la valeur du travail et de la réussite sociale. On nous dit que les résultats, la destination, les objectifs atteints. On nous persuade que les actions quotidiennes sont des corvées qu’il faut balayer tant bien que mal et que les chiffres sur notre compte en banque ou la reconnaissance de nos pairs est ce qui compte vraiment.

On nous ment.

Sans cesse, je me retrouve dans un même schéma. Un schéma insidieux et terrible parce que j’ai été conditionnée pour penser comme ça. On m’a dit qu’il fallait absolument réussir et mener une vie parfaite pour être heureux, on m’a dit que tout ce qui ne rapporte pas d’argent n’a aucune valeur dans ce monde.

On m’a menti.

Et je me fixe des résultats que je ne peux pas atteindre, je regarde les chiffres et je suis satisfaite que si j’ai été productive et si j’ai réalisé la liste interminable de choses à faire. Une dizaine chaque jour. Chaque moment est dédié à une activité qui doit m’apporter quelque chose. Qui doit me rapporter, sinon j’ai perdu mon temps.

C’est tellement triste. Parce qu’on passe à côté du plus important : le moment présent, et la joie qu’on en tire.

J’ai envie de changer.

De méthode.

De simplement avoir une liste de tout ce que j’aime faire. Et de suivre cette liste pour éprouver le plus de joie possible, pour éprouver le plus d’amour, le plus de bonheur possible.

Parce que la joie est ce qu’il y a de plus précieux.

Apprécier le silence.

Il y a quelque chose de magique dans un silence. Comme un infini de possibilités, comme un milliard de particules au repos en même temps, comme un coeur qui bat s’arrêtant soudainement, comme un vide à l’intérieur de nous qui nous offrirait l’espace nécessaire pour grandir.

Le silence est un cadeau dans un monde où nous sommes constamment dans le bruit et dans l’agitation. Au Cambodge, plus que tout ailleurs. On est sollicité toute la journée, on doit être disponible et répondre à toutes les demandes. On doit courir partout, travailler dur et vite, il faut être productif, sans cesse en train de faire quelque chose, mais à moitié parce qu’on doit aussi penser, penser au passé, penser au futur et ne jamais être vraiment investi dans le moment présent.

Le silence, c’est le moment présent. C’est une respiration, c’est une pensée envoyée à l’Univers, c’est une prière douce et chaleureuse. C’est un instant de joie et de recueillement.

Le silence, c’est la solitude. Une solitude qui fait du bien, qui nous régénère, qui exacerbe la joie que nous éprouvons à passer du temps avec nous-même et ensuite, avec les autres. C’est la beauté d’avoir une âme et de la faire exister, la faire respirer, de la faire vibrer et battre à l’unisson avec le monde.

Le silence, c’est la beauté du monde, contenu dans une absence de bruit. C’est la beauté en nous, c’est le monde. C’est Dieu qui nous parle. Le silence, c’est la vie qu’on observe, qu’on aime pour ce qu’elle est et non ce qu’on voudrait qu’elle soit. Le silence, c’est le pouls de la Terre.

Le silence. 

Pep-talk #4 : Cultiver l’enthousiasme.

L’enthousiasme est un mot puissant. D’abord à cause de son étymologie. « Enthousiasme » vient du grec  » ἐνθουσιασμός » signifiant « inspiration divine, présence du divin, de Dieu ». Et quand on sait le sens que ça prend aujourd’hui, c’est encore plus magique.

L’enthousiasme est un feu sacré. Une joie pour le coeur. Une preuve d’amour pour l’objet de notre émotion. Et une énergie si positive qu’elle doit forcément venir de Dieu.

Sans enthousiasme, à quoi sert-il de vivre ? Sans enthousiasme, la vie n’a pas de couleur, ni de sens. Sans ça, nous serions vides, allant d’actions insignifiantes en actions insignifiantes mais n’y prenant jamais de plaisir. L’enthousiasme, c’est le frère de la joie. Ils sont inséparables et travaillent ensemble.

Cultiver l’enthousiasme, c’est prendre soin de sa vie, c’est chouchouter son âme, c’est écouter son coeur et c’est faire du bonheur une priorité dans la vie. Cultiver l’enthousiasme, c’est cultiver le divin qui réside en chacun de nous.

Pour avoir de l’enthousiasme, pas de secret. Il faut aimer. Aimer qui nous sommes, aimer la vie que nous avons, aimer ce que nous faisons chaque jour. L’Amour est le plus grand des enthousiasmes. Il est indestructible et invincible tout en étant doux et confortable. L’Amour, le vrai, inconditionnel.

Faire une liste de toutes les choses qui nous rendent heureux et faire en sorte de les réaliser chaque jour. Danser, écrire, lire, peindre, dessiner, créer, travailler, faire du sport,…peu importe. Chacune de ces activités nous permettra d’être un peu plus heureux, un peu plus joyeux et un peu plus enthousiaste envers la vie que nous avons.

Aussi longtemps que nous cultivons ça, nous pourrons surmonter toutes les difficultés.

Prendre soin de son corps.

On pourrait penser que la spiritualité et le développement personnel se concentrent seulement sur notre mental, notre rapport au monde, notre désir de devenir une meilleure personne et de réaliser ses rêves. On pourrait penser que le corps n’a pas d’importance. Qu’il faut le négliger ou ne pas s’en préoccuper pour éviter les distractions superficielles et se focaliser sur notre esprit. Mais je crois que c’est le contraire. Je crois que la recherche spirituelle inclut le soin du corps.

Le corps physique est une partie de nous, une part de qui nous sommes sur cette Terre, de ce que nous représentons et de notre identité. Ça détermine comment nous voit la société et aussi, c’est grâce à ce corps qu’on peut bouger, voyager, s’exprimer, aimer, éprouver les plaisirs simples de la vie. Le corps physique, c’est nous. Pas en globalité mais tout de même. Je suis persuadée que son importance est capitale.

Pour pouvoir réaliser ses rêves et atteindre ses objectifs, ou même vivre une vie spirituelle intéressante, on ne peut pas être constamment en guerre contre son corps. On ne peut pas se détester, ou se négliger. On ne peut pas non plus oublier que c’est un outil formidable qui, s’il fonctionne mal, ne nous permettra pas de vivre la vie que nous voulons.

Prendre soin de son corps, c’est prendre soin de soi et de son mental en même temps. Ça permet de se sentir bien dans sa peau, de développer son amour-propre, sa confiance en soi, son estime, et d’avoir de l’énergie.

L’énergie a toujours été mon plus gros problème. Comment avoir plus d’énergie ? Pourquoi je me sens fatiguée tout le temps ? Pourquoi j’ai l’impression d’avoir une flamme immense à l’intérieur mais aucune énergie à l’extérieur ? Comment faire pour ne pas se sentir vidée de son énergie après chaque action ?

Prendre soin de mon corps a été ma solution.

Le sommeil. Alors je pense que c’est la première chose à améliorer si on veut avoir de l’énergie, se sentir heureux et pour être en bonne santé. Moi, j’ai besoin de 8h30 à 9h de sommeil par nuit et quand j’ai découvert ça, ça a tout de suite été plus simple. Avant je m’accordais seulement 6 ou 7h parce que je voulais gagner du temps pour faire tout ce que j’avais à faire mais ça me demandait toujours beaucoup d’énergie, ce que je n’avais pas parce que j’étais constamment fatiguée. Maintenant, je me couche tôt si je me lève tôt et je me laisse dormir le weekend.

La nourriture. Donner tous les nutriments à son corps, c’est important. En général, j’essaie de suivre la règle suivante simple : manger des produits les moins transformés possibles. J’ai de la chance parce que le Cambodge n’est pas encore trop touché par la nourriture industrielle donc quand je mange dans les restaurants locaux, je suis sûre d’avoir de bons aliments. Et à la maison, je fais attention la plupart du temps (sauf pour le chocolat). À côté de mon travail, il y a une vendeuse de fruits et j’en profite à fond. J’essaie de boire et de manger ce que les locaux vendent ici.

Quand je mange à ma faim avec de bons produits, je sens tout de suite la différence en terme d’énergie et d’efficacité.

Faire de l’exercice. Entre le moment où j’avais mon scooter et le moment où je me suis mise au vélo, ça n’a absolument rien à voir. Le jour et la nuit. J’ai l’impression d’avoir gagné en énergie, en muscle, en créativité, en envie, en tout. C’est assez incroyable. Après une semaine, je voyais déjà la différence.

Le premier mois a été un peu dur parce que je n’avais pas fait de sport depuis longtemps mais maintenant, j’ai l’habitude et mes muscles se sont habitués. Je fais aussi du yoga pour compléter, travailler la respiration, les épaules, la nuque et le dos.

Faire du sport, même quelques minutes par jour, ça permet de faire du bien à votre corps rapidement. Les résultats sont fulgurants. Ce n’est même pas pour perdre du poids ou pour se mettre en maillot de bain cet été sur la plage (impossible au Cambodge) mais c’est surtout en terme de bien-être, d’énergie et d’estime de soi. On se sent dynamique, actif, bien dans sa peau et prêt à tout réaliser.

Accorder un peu de temps au superficiel. J’appelle ça le superficiel parce que c’est ce que la société nous dit mais je crois que si prendre le temps de s’habiller, de se maquiller, de porter des bijoux ou autre, ça vous fait du bien, je crois que c’est important d’y accorder de l’attention. Ce n’est pas superficiel si ça ne devient pas une obsession ou un moyen narcissique pour que les autres vous regardent. Il y a deux poids deux mesures ici.

Je sais que quand je porte des vêtements que j’aime, je me sens vraiment bien. Je n’aime pas porter de maquillage et j’en ressens pas le besoin alors je le fais pas. Mais si vous, ça vous plait, c’est le plus important.

J’apporte aussi un soin particulier à mes cheveux. J’avais l’habitude de tellement les maltraiter et ils étaient toujours fourchus et secs. Maintenant, je fais des bains d’huile, je les attache de manière à ce qu’ils ne cassent pas. Je ne les coiffe pas vraiment d’une certaine manière mais je les nourris pour qu’ils soient doux et brillants. De beaux cheveux, ça change un visage et les miens, j’aime quand ils sont beaux.

À vous de choisir ce qui vous convient.

La puissance de la pensée positive.

Résumé (crédit : la Fnac) : Vous voulez changer de vie ? Norman Vincent Peale vous propose des méthodes simples et efficaces afin de réussir pleinement votre vie. Ce livre va révolutionner votre vie. Il prouve par son enseignement et ses exemples que nul n’est voué à l’échec. En effet, chacun peut, s’il le désire, répondre à ses aspirations profondes et avoir enfin une vie remplie de joie et de satisfaction. L’auteur le prouve clairement en prodiguant des principes éprouvés, garants d’une expérience réussie.

Mon avis

Ce livre est assez populaire dans le monde du développement personnel. Norman Vincent Peale est le père de la loi de l’attraction et c’est lui qui a inspiré le livre / film « le Secret ». Quand j’ai lu le résumé, j’étais vraiment emballée. J’ai toujours besoin d’un livre intéressant pour m’aider à m’améliorer et essayer les techniques proposées. Je dois vous dire que j’ai été déçue et pour être honnête, je ne l’ai pas fini.

Il faut déjà savoir que si vous ne croyez pas en Dieu, ce n’est même pas la peine de vous tourner vers ce livre. C’est un Pasteur, donc toute sa théorie est basée sur la Foi qu’il a en la chrétienté. Moi, ça ne m’a pas vraiment gênée mais je suppose qu’une personne plus cartésienne aurait du mal.

Ensuite, j’ai trouvé les chapitres un peu redondants. Je n’ai pas trouvé de techniques vraiment innovatrices. Le premier et le deuxième chapitre résument tout ce qu’il y a à savoir.

Pour finir, l’auteur raconte beaucoup d’exemples et d’anecdotes mais sans beaucoup de détails sur le chemin parcouru, ce qui nous donne l’impression d’assister à miracle sur miracle. Et malheureusement, dans la vraie vie, je pense que c’est plus compliqué que ça.

Enfin. J’ai quand même retenu quelques points positifs qu’il est important de souligner.

Le pouvoir de la Foi et de la prière. La prière chrétienne est au centre de ce livre. Ce que j’ai trouvé intéressant, c’est comment l’auteur utilise la prière pour remplacer les idées négatives. En fait, il propose aux gens de lire la Bible, de souligner une phrase « remède » pour leur problème et de le répéter plusieurs par jour dès qu’une émotion ou un pensée négative surgit, ce qui permet de changer graduellement la manière dont on fonctionne. Au lieu de penser négativement, on parle avec des versets de la Bible tels que « si tu as la Foi, rien n’est impossible ».

Ça peut paraître bête mais finalement c’est assez simple. On peut aussi le faire avec des mantras bouddhistes ou des petites citations positives qui ne demandent pas de Foi particulière.

Le pouvoir de la méditation. C’est important selon lui de faire le vide dans sa tête et de réussir à calmer ses pensées afin de réussir à changer le processus négatif en processus positif. Il recommande la méditation pour y parvenir et je crois que c’est plutôt sensé.

Le pouvoir de la demande. Pour tout ce qu’on veut obtenir, il faut le demander clairement à Dieu. Il y a cette phrase dans le nouveau testament qui dit que tout ce que nous demandons nous sera donné. C’est exactement le principe de la loi de l’attraction. Si on demande clairement ce que nous désirons et si c’est bon pour nous, Dieu nous le fournira.

Le même type de théorie existe dans le Bouddhisme. Je crois en cette règle universelle et si vous vous intéressez à la loi de l’attraction, vous verrez que c’est très populaire. La physique quantique s’y intéresse de près et est en train de prouver que ça fonctionne bel et bien.

Le pouvoir de la visualisation. Quand on l’a demandé, il faut le visualiser dans sa tête, comme si on l’avait déjà. S’imaginer et ressentir pleinement ce que nous désirons envoient des ondes positives.

Le pouvoir de faire semblant. Fake it til you make it. C’est la fameuse phrase qui te dit de faire semblant jusqu’à l’avoir vraiment. Fais semblant d’être heureux jusqu’à ce que ça devienne ta seconde nature, fais semblant d’être riche jusqu’à ce que tu le deviennes, etc. S’efforcer à être quelque chose afin d’en faire une habitude et que ça devienne naturel. Et plus on agit comme on voudrait l’être, plus nous envoyons des messages à l’Univers pour nous donner ce qu’on veut.

Travailler dur. L’auteur y fait peu allusion mais il le dit quand même une petite paire de fois. Ce n’est pas un chemin facile et ça demande de la répétition, des bonnes habitudes, une Foi sans faille et beaucoup de travail. Mais ça en vaut la peine.

Comment gérer la relation à distance ?

Une relation amoureuse à distance n’est pas quelque chose de facile. Que ce soit pour quelques mois ou pour plusieurs années. La personne nous manque, on se languit de sa présence, on veut lui parler tous les jours et sentir son odeur. Ce que je ne comprends pas, c’est comment il nous est possible pour la plupart d’entre nous de vivre loin des personnes qui nous sont le plus chères : notre famille et nos amis. Par exemple, moi qui vit au Cambodge, je ne ressens absolument pas le besoin de voir ma famille tous les jours. Mais quand l’être aimé s’absente, c’est beaucoup plus difficile.

L’attachement est-il beaucoup plus fort que pour nos parents ?

Je ne pense pas. Mais on nous apprend très tôt que, quand on sera adulte, on partira de la maison familiale pour créer notre propre vie, pour avoir une maison, un travail et une famille à nous. Nous savons, dès notre plus tendre enfance, que nous finirons par les quitter et ça ne nous pose pas de problème.

En revanche, dans notre culture, l’amour, c’est le contrôle et la possession. Nous devrions être passionnément amoureux, collés ensemble toute la journée et être heureux seulement si l’autre est présent. On nous représente le couple comme une unité sans laquelle on serait incomplet. On nous sert le cliché de l’amour qui résout tous les problèmes. Mais c’est faux.

Alors forcément, quand on vit une relation à distance après avoir été ensemble pendant plusieurs mois ou années, on se sent comme dépossédé, malheureux et incomplet. Encore une fois : c’est faux !

Une relation à distance est un bon moyen justement pour comprendre d’où vient cet attachement, pourquoi on le vit mal et finalement, mieux appréhender cette période de notre vie.

Tout d’abord, il faut prendre conscience qu’un couple, c’est d’abord deux personnes. Deux entités à part entière qui n’ont absolument pas besoin d’être complétées mais qui choisissent consciemment de faire un partenariat pour vivre une vie à deux. On est ensemble parce qu’on l’a choisi. Et nous sommes déjà parfaits à notre manière, avec nos qualités et nos défauts. On n’a pas besoin de chercher à se contrôler l’un et l’autre. On accepte la personne telle qu’elle est (dans les limites du respect et de la bonne conduite).

  1. Pas de contrôle. Pas de possession. À partir de là, la relation à distance perd un peu de difficulté parce qu’on ne cherche pas à contrôler le comportement de l’autre, on lui fait confiance et on ne veut pas le garder jalousement près de soi mais on le laisse vivre sa vie. Il faut accepter qu’il ou elle vive sa vie sans nous, sortir avec ses amis, s’amuser, travailler, rencontrer des nouvelles personnes. Si on cherche à contrôler la personne à distance, ça ne fonctionnera pas. Plus on cherchera à la contrôler, moins la personne aura envie de nous donner ce qu’on demande.
  2. Vivre sa vie. Quand l’autre est absent, il faut continuer à vivre sa vie, aller au travail, sortir avec ses amis, se faire du bien, manger au restaurant, prendre soin de soi, profiter du moment présent même si pour ça, ça veut dire ne pas être capable de lui parler au téléphone avant de dormir. En général, j’envoie un message pour dire que je serai occupée mais que je pense à lui. Et je fais ma vie.
  3. S’intéresser à sa vie. Quand on se parle, il faut s’intéresser à ce qui se passe dans la vie de l’autre, je pense que c’est encore plus important de communiquer, de parler, d’échanger, d’envoyer des photos, de poser des questions, d’essayer de mieux comprendre l’environnement de la personne chère parce que ça nous permet de créer un lien, de faire partie de sa vie, de partager quelque chose. La relation change mais elle n’est pas moins profonde, elle est juste différente.
  4. Faire des compromis. Il faut parfois faire des compromis pour l’autre. J’ai appris à faire des selfies pour mon copain parce qu’il avait besoin de photos de moi pour gérer la distance. Les images sont importantes pour lui. Moi, c’est plutôt la communication orale. Je sais qu’il est fatigué mais parfois je lui demande si je peux l’appeler même si c’est pour cinq minutes. On n’a pas tous la même manière de montrer comment on tient à la personne, de montrer son intérêt et son amour. Mais il faut accepter de comprendre l’autre et de trouver un terrain d’entente.
  5. Être patient. Le temps peut paraître long mais il finira par passer et on finira par se retrouver. Et en attendant, ça fait partie de la vie de construire son couple, présent ou pas, ça reste difficile et ça prend du temps de faire confiance, de lâcher prise et de profiter de sa relation telle qu’elle est et pas comme on voudrait qu’elle soit. C’est un travail quotidien.

Voilà pour la relation amoureuse à distance. Ce n’est surtout pas une liste exhaustive, c’est seulement ce que j’ai appris de mon expérience et chaque personne va avoir sa manière de gérer ça mais moi, ça me permet de vivre la distance avec un peu plus de sérénité que ce que j’ai fait dans le passé.

*  *  *  *

Qu’en pensez-vous ? Avez-vous déjà vécu une relation longue distance ?

Comment faire de l’exercice facilement.

Depuis ma plus tendre enfance, ma famille m’a toujours inscrite dans un club de sport. J’ai fait de la gym, de la danse et du basket pendant de nombreuses années. Puis, à l’âge adulte, je courais. J’ai longtemps fait de la course à pied : moyen facile de faire du sport sans payer un montant astronomique. Il suffit juste d’une paire de baskets.

Mais en vieillissant, j’ai commencé à ne plus du tout aimé les sports agressifs, les sports qui te demandent un effort surhumain, qui te demandent de te lever le matin et de sortir de chez soi. J’ai commencé à détester faire du sport. Parce que je me forçais, parce que je disais qu’il fallait que je le fasse, parce que tout le monde le fait. Parce que je me disais que c’était bon pour moi.

Oui, le sport, c’est bon pour la santé mais surtout, si on y prend du plaisir. Et je n’ai pas le courage de me faire violence une heure par jour.

Cependant, je sais que j’aime faire un peu d’exercice, que ça me donne de l’énergie et que ça m’aide à me sentir bien dans ma peau pour le reste de la journée.

Voilà les solutions que j’ai trouvées pour faire du sport sans trop d’efforts :

Se déplacer à pied ou à vélo. J’adore marcher mais au Cambodge, surtout à Phnom Penh, c’est un peu difficile alors j’ai troqué mon scooter (que j’ai revendu) pour acheter un vélo. Je vais au travail, je fais mes courses, je sors le soir en prenant mon vélo et je suis sûre de faire un peu d’exercice dans la journée.

Le ménage. Quand je fais le ménage, je mets la musique et j’y vais à fond ! Je suis dans un climat tropical donc après 10 minutes, je transpire déjà.

Je marche dans la salle de classe. Je suis professeure alors quand j’enseigne, j’essaie de rester debout et de marcher dans la classe, bouger, donner toute mon énergie. Ça me donne l’impression d’être active.

Yoga. Pour finir, je fais un peu de yoga. Même parfois seulement cinq minutes, je fais quelques salutations au soleil qui sont assez intenses, je transpire bien et je me sens bien aussi. Remplie d’énergie et prête à affronter la journée.

Peut-être que tout ça peut sembler insuffisant aux grands sportifs mais je pense que cumulés, je dois faire entre 45 minutes et une heure de sport par jour. Je me sens bien dans mon corps, je ne rechigne pas à faire ça et je sais que je fais du bien à ma santé et à mon corps.

En adoptant cette routine, je suis passée d’une activité physique nulle à une activité moyenne en l’espace de deux mois.

Le pouvoir de la nature.

La nature a un pouvoir puissant sur nous. Un pouvoir régénérant, ressourçant et énergisant. On est enfin dans notre élément naturel. Notre corps devient plus fort, notre esprit est plus clair et on ressent un bien-être qu’on n’aurait jamais eu en ville.

Voir la verdure, les arbres, l’eau d’une rivière ou de la mer, entendre les oiseaux, on est immédiatement projeté dans le moment présent, pas de passé, pas de futur. Les douleurs et les démons intérieurs s’atténuent. On est juste nous-même, sans pression, sans bruit, juste le silence de notre âme qui entre en osmose avec l’environnement. Le battement de notre coeur qui bat à l’unisson avec l’énergie de la Terre.

Les sensations sont plus puissantes, nos 5 sens sont aiguisés. Nos muscles se relâchent. Notre esprit oublie internet, les réseaux sociaux et même la wifi. Notre feu sacré, notre enthousiasme, la joie, la passion refont surface et nous enveloppent dans un cocon magique.

La nature est faite pour nous. Elle nous aime, nous fait vivre, nous élève au dessus de tout, nous sublime, nous nourrit et nous fait respirer.

La nature et nous ne faisons qu’un.